
Dans le Japon du 17ème siècle, la tragédie d’un ancien samouraï et de sa famille: devenu misérable et remettant en cause le code d’honneur d’un clan adverse, le samouraï Tsugumo va se faire le détracteur du système. Une histoire dans l’histoire habilement montée par le cinéaste; on pense à la construction du récit de Rashomon. Le prodigieux réalisateur Masaki Kobayashi installe lentement son action dans le palais du clan Li, ses plans de caméra étant dignes d’un grand architecte. Par son beau noir et blanc, ses images magnifiques de beauté et celles très réalistes de cruauté, Harakiri n’est pas seulement un film de sabre mais une réflexion sur la morale et les codes de l’honneur. Tatsuya Nakadai est l’interprète hallucinant de Tsugumo, le samouraï déchu, qui nous laisse bouche-bée lors des scènes de combat dans le palais et en pleine nature. Un film exceptionnel.
